Historique

Les origines et la filiation du 2°RIMa

Le 2e RIMa est issu des compagnies de la Mer fondées par Richelieu entre 1624 et 1642.

ORIGINE DES TROUPES DE MARINE
En 1622, le cardinal de Richelieu paraphe l’Ordonnance portant création des « Compagnies Ordinaires de la Marine ». Ces compagnies, au nombre de cent, sont destinées à garder les arsenaux et les établissements maritimes.Détournées de leurs missions initiales, elles seront de toutes les guerres, de toutes les campagnes. Elles seront à l’origine de régiments prestigieux tels que le Régiment de la Marine, le Régiment des Vaisseaux ou Royal Vaisseaux, le Régiment du Havre, des Iles, des Galères, de la Couronne et du Royal Marine.Afin de pallier ces détournements, Colbert créera en 1671 le corps des gardiens de ports. Ils seront affectés à Toulon, Brest et Cherbourg.Leurs effectifs étant jugés insuffisants par Pont-Chartrain, successeur de Colbert, les compagnies Franches seront créées en 1690. Elles seront au nombre de quatre-vingts.Elles photo 2prendront part à toutes les campagnes de Louis XIV et de Louis XV : la Colombie, l’Espagne, le Portugal, les Antilles, le Canada, la Pologne, le Brésil et le Maroc seront autant de pays où les compagnies franches acquerront à juste titre leur glorieuse réputation.Les compagnies franches seront supprimées en 1761 mais dans le même temps sera créé le Corps Royal d’Artillerie de la Marine. En 1769 seront créées trois compagnies de fusilliers. Cet ensemble (artillerie-fusilliers) prendra alors l’appellation du Corps Royal d’Artillerie et d’Infanterie de la Marine.De 1722 à 1821, l’existence des « Troupes de la Marine » sera constamment remise en cause et elles changeront fréquemment de nom :1772 : Corps Royal de la Marine
1774 : Corps Royal d’Infanterie de Marine
1782 : Corps Royal de la Marine
1786 : Corps Royal de Canonniers Matelots
1795 : Corps d’Artillerie de la Marine.
 
CREATION DE L'INFANTERIE DE MARINE
Une ordonnance royale de Louis XVIII rétablit l’Infanterie de Marine et crée deux Régiments. Le 1er sera stationné à Brest et Cherbourg, le 2e à Rochefort et Toulon.Des détachements de ces deux régiments participeront à la prise de Cadix en 1823. Ces deux régiments seront dissouts en 1827. En 1831, une ordonnance de Louis-Philippe rétablira les deux Régiments d’Infanterie de Marine afin de pouvoir relever les personnels en garnison aux colonies. Cependant, ce ne sera qu’en 1838 que l’organisation de l’Infanterie de Marine sera définitive.Sous le second empire, un décret du 31 août 1854 réorganisera l’Infanterie de Marine et créera un 4e régiment. A partir de cette date, les appellations seront les suivantes :Le 4e régiment formé prend le numéro 1 à Cherbourg
L’ancien 1er prend le numéro 2 à Brest
L’ancien 2e prend le numéro 3 à Rochefort
L’ancien 3e prend le numéro 4 à Toulon
Les Troupes de Marine auront été en gestation pendant des siècles et auront écrit des pages d’Histoire de France sur tous les continents avant même d’exister légalement.

 

DE 1831 A 1870 : L'EPOPEE COLONIALE
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 Stationné à Brest, le régiment a deux détachements, l’un en Guyane et l’autre en Martinique. En 1839, il participera à l’expédition du Mexique mais n’aura pas l’occasion de s’y illustrer.En 1840, cinq compagnies participeront à l’expédition de La Plata. Grâce à leur action pacificatrice, une convention sera signée entre la France et l’Argentine.En 1842, un bataillon aux ordres du commandant de Bréa partira pour l’Océanie afin d’y rétablir l’ordre : les îles Marquises (Vaïtahu 1842, Taïva 1847) et les îles de la Société (Mahéna 1844, Hapapé 1844, Papeeno 1846). Avec de faibles effectifs et après des combats d’une rare violence, Tahi
ti est définitivement pacifiée.En 1854, cinq compagnies du 2e de Marine participent à la formation d’un Bataillon de Marche aux ordres du lieutenant-colonel de Vassoigne. Ce bataillon entre dans la composition d’un corps expéditionnaire franco-anglais destiné à opérer dans la Baltique. Une diversion est effectuée conjointement par ces forces dans la partie Ouest du golfe de Finlande où elles investissent puis enlèvent, le 8 août 1854, la forteresse de Bomarsund et ses avancées. Au cours de cette action le corps expéditionnaire fait 2400 prisonniers et capture 200 canons. BOMARSUND est le premier nom de bataille inscrit au drapeau du 2e de Marine.Dès son retour, sous le commandement du même chef, le 2 prend part jusqu’en 1857 à l’occupation de la Grèce. C’est ensuite la conquête de la Nouvelle-Calédonie et, la même année, sous les ordres de l’amiral Rigault de Genouilly, la campagne de Chine, avec la prise de Canton (1857) et des forts de Peï-Ho, la campagne d’Indochine de 1858, la prise de Tourane (1858), Saïgon (1859) et la conquête des trois provinces de l’Ouest Indochinois.En 1862, le régiment de marche du colonel Henrique part pour le Mexique. Sa brillante conduite au combat de PUEBLA (1863) lui vaut de voir inscrire ce deuxième fait d’armes sur son drapeau.Les quelques années qui séparent cette campagne de la guerre franco-prussienne sont marquées par de nouvelles opérations en Nouvelle-Calédonie et en Cochinchine.

 

1870 : BAZEILLES 

 Au moment de la déclaration de la guerre contre les Allemands, le régiment ne compte à Brest que la classe 1868. Il faut mobiliser les classec1

1863, 1864 et 1865. 4500 hommes furent répartis en trois bataillons à six compagnies.La « Division Bleue » commandée par le général de Vassoigne est mise sur pied.Elle se compose de :la 1ère Brigade aux ordres du général Reboul avec le 1er et le 4e de l’Arme ;La 2e Brigade aux ordres du général Martin des Pallières

 avec le 2e et le 3e de l’Arme. Dès le 8 août, les Troupes de Marine entrent alors en campagne pour la première fois sur le sol de la patrie. Le 31 août, le 2e RIMa et ses frères d’armes des 1er, 3e et 4e RIMa vont faire du petit village de Bazeilles un synonyme de grandeur, de sacrifice et d’héroïsme. Pendant deux jours, ces troupes tiennent tête aux forces prussiennes avant de succomber sous le nombre. A la fin des combats, une poignée de marsouins regroupés dans la maison Bourgerie brûle ses dernières cartouches. Le marsouin Zapfkeit, du 2e de l’Arme tirera les deux dernières cartouches : l’une tue un prussien, l’autre fut pour lui…BAZEILLES 1870 est inscrit en lettres d’or sur notre drapeau.

 

1870-1914
 Après cette sombre période de son histoire, la France mène sous la IIIe République une politique d’expansion coloniale.Le régiment participe activement à ces conquêtes :Il opère dans le Haut Sénégal et le Haut Niger (1882) où il se distingue à la prise de Daba ;
au Tonkin, sous les ordres du commandant Rivière, il s’empare de la citadelle d’Hanoï en 1882, se signale à Nam-Dinh, à Santay et dans de nombreux combats (1883) ;
il participe à l’expédition de Formose (1884), marquée par la prise de Keelung et l’occupation des îles Pescadores ;
des éléments du 2e de Marine participent en 1885 à la pacification de Madagascar ;
la même année, d’autres éléments du régiment se couvrent de gloire à Tuyen-Quan où les 600 hommes du commandant Dominé et du sergent Bobillot résistent pendant six mois aux assauts de 15 000 chinois. Le nom de TUYEN QUAN est inscrit sur le drapeau du régiment.
de 1889 à 1890, le 2 participe à la première campagne du Dahomey.
En 1900, le 2e de Marine prend l’appellation de 2e Régiment d’Infanterie Coloniale et est rattaché au Ministère de la Guerre.

 

1914-1918 : LA GRANDE GUERRE
2RIMa PHOTOS ARCHIVE 72 août 1914 : le 2e Régiment d’Infanterie Coloniale (2e RIC) est mobilisé à Brest. Le 22 août, il arrive à Rossignol et doit faire face à des forces très supérieures. Le régiment perd 2850 hommes dans la journée. Craignant que le drapeau ne tombe aux mains de l’ennemi, le marsouin Leguidec l’enfouit à Villiers sur Semoy lors de la retraite et lui permet d’échapper à l’ennemi.Reformé, le 2e RIC participe en septembre à la bataille de la MARNE.En 1915, il est engagé dans l’Argonne puis en CHAMPAGNE où il se distingue en enlevant plusieurs lignes de tranchées dans le secteur de Souain. Une citation à l’ordre de la IVe Armée récompense ces faits d’armes.En 1916, le régiment est engagé dans la bataille de la SOMME au cours de laquelle il s’empare de tous ses objectifs et les conserve malgré de violentes contre-attaques ennemies.En 1917, le 2 rejoint le front de l’AISNE et prend part à l’offensive du Chemin des Dames. Il est dirigé ensuite sur VERDUN. Malgré la pluie, la boue, le froid, les privations de toutes sortes, sous un bombardement ininterrompu de projectiles explosifs et toxiques, le 2e RIC réussit à enrayer par sa résistance acharnée et ses contre-attaques, une importante offensive ennemie.En 1918, le Régiment opère dans la Meuse à Saint Mihiel. En août, il réussit à forcer le passage de l’Avre malgré une violente résistance de l’ennemi. En septembre, il se distingue aux Eparges, au cours de l’offensive ayant pour but de s’emparer des Hauts de Meuse. De nombreux Allemands sont faits prisonniers et un important matériel capturé.Reconstitué plus de dix fois, ayant perdu en 52 mois de luttes quotidiennes près de 20 000 hommes tués, blessés, disparus, le 2e RIC a participé à toutes les grandes batailles du conflit. Le régiment a reçu la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire, et son drapeau a été décoré de la Croix de Guerre avec quatre palmes ; quatre nouvelles inscriptions figurent en lettres d’or sur sa soie :– La MARNE – 1914– CHAMPAGNE – 1915– La SOMME – 1916– L’AISNE –VERDUN – 1917Après l’occupation en Rhénanie, le 2e RIC rejoint sa garnison de Brest, à la caserne Cautras qui sera détruite au cours des bombardements de 1944.

 

1939-1940 : LA DROLE DE GUERRE
Dès le début du conflit, le 2e RIC est engagé sur la ligne Maginot, en Lorraine et en Alsace. Après l’attaque allemande de mai 1940, le régiment est transféré sur la Somme et participe en juin à la bataille d’Amiens au cours de laquelle il est presque anéanti. Le 2 offre une résistance héroïque mais est encerclé par la 160 PANZER commandée par Rommel. La valeur dont il fait preuve dans ces combats lui vaut une citation à l’ordre de l’Armée.Le 2 est recréé à Perpignan dans l’armée d’armistice en septembre 1940 mais est dissous à Lavaur en novembre 1940. Ceux de 40 auront été fidèles aux traditions en allant jusqu’au sacrifice
 
1941 – 1945
Reformé au sein de l’armée d’armistice, le 2e RIC est dissout en novembre 1942. Il est recréé le 1er avril 1945 à partir des éléments de la 2e Demi Brigade Française Libre (2e BFL) dont il recueille l’héritage.2RIMa PHOTOS ARCHIVE 16
La 2e demi Brigade Française Libre avait été formée en 1941 en Palestine puis avait participé aux combats de Syrie, Lybie, Tripolitaine et Tunisie. Elle s’était distinguée à KUB-KUB (1941), EL ALAMEIN (1942), TAKROUNA (1943) dont les noms viennent désormais s’ajouter aux batailles déjà inscrites au drapeau du 2.En avril 1944, la 2e Brigade était en Italie, avec la 1ère Division de Marche d’Infanterie, aux combats décisifs de PONTE-CORVO, Monte Fiascone, Bagno Reggio. En août, elle était parmi les premières unités à débarquer en France, à Cavalaire, et se distinguait à la prise de TOULON. Quelques mois plus tard elle se signalait à nouveau à COLMAR.A la fin des hostilités, la 2e BFL avait perdu 692 officiers, sous-officiers et hommes du rang, tués au combat. Une citation à l’ordre de l’Armée récompensait sa valeur.Le 2e RIC renaît en tant que tel en avril 1945. Le 7 août 1945, le général De Gaulle décerne la Croix de la Libération au 2e RIC en reconnaissance des services rendus à la France combattante et le fait donc « Compagnon de la Libération ». La fourragère du 2 reçoit l’olive aux couleurs de la Croix de Guerre 39-45.
 
INDOCHINE 1945 – 1954
En 1947, le 2e RIC prend l’appellation de 2e Bataillon d’Infanterie Coloniale et participe à la constitution du Bataillon de Marche du 2e RIC qui est dirigé sur l’Indochine.Engagé dans le sud conchinchinois, ce bataillon opère principalement dans les provinces de Vinh-Long et de Sadec. Il se distingue tout particulièrement dès 1947 lors des engagements de Cai-Thau-Ha en février, à Trung-Trach en avril, à Thanh Hanh en juin, à Hoa San et Pha-Loc en juillet. En 1948, c’est à Long-Hung, puis à nouveau à Cai-Thau-Ha et à Nhaman, sur le canal Nicolaï et dans la région de Bake.De 1947 à 1954, le 2e BIC poursuit son œuvre ingrate, alternant les actions de guerre et les opérations de pacification au prix de nombreux sacrifices.Deux citations à l’ordre de l’Armée avec attribution de la Croix de guerre des TOE viennent témoigner de sa valeur.En lettres d’or figure sur notre drapeau INDOCHINE 1947-1952. Le 3 mars 1952, le Drapeau du 2 est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

 

ALGERIE 1954-1962
2RIMa PHOTOS 5Le 1er BM du 2e RIC regagne la France en 1954. En 1955, le régiment est recréé à Nantes d’où il part pour l’ALGERIE. Il y séjourne jusqu’en 1962. Ses actions de pacification se déroulent surtout dans la vallée de la Soummam et dans le secteur d’Akbou.En 1958, le 2e RIC reprend son appellation de 2e Régiment d’Infanterie de Marine.Le régiment participe à de nombreuses opérations dont JUMELLES, BRUMATRE et GERANIUM.Au cours des huit années de la campagne d’ALGERIE, 265 marsouins du 2 meurent pour la France.En 1962, le 2e RIMa rejoint Mers-El-Kébir et quitte définitivement l’Algérie en 1963.

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Action Sociale de la Défense : “Notre mission, faciliter la vôtre” L’échelon social de proximité du Mans est situé à l’entrée de la Caserne Martin des Pallières (camp d’Auvours – 2e RIMa).

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